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La plus belle des cathédrales gothiques de France sera sauvée

Les intempéries font terriblement souffrir la cathédrale Notre-Dame d'Amiens. Grâce au financements croisés de l'Etat, la Région de Picardie, le Département de la Somme et Amiens-Métropole, d'importants travaux de restauration ont été entamés il y a plus de 20 ans, et se poursuiviront encore pendant lontemps.

L'opération sauvetage avait atteint un degré d'extrême urgence. Les travaux en cours, côté sud, en sont le parfait exemple.

La base de cette ballustrade, restaurée par Viollet-Le-Duc au 19ème siècle en pierre de Saint-Maximin (60) se délite d'hiver en hiver pour se transformer en sable.

Exemple d'une statue en voie de destruction sous l'effet du gel et des pluies battantes. Elle devra être déposée et, soit restaurée, soit remplacée par une copie, selon l'état de la pierre.

Cette ballustrade n'a plus qu'un ou deux ans à vivre avant de tomber en poussière. Elle sera entièrement remplacée avec de la pierre nouvelle.

Chés Nazus

On appelle ainsi les enfants d'Amiens et des alentours qui ont souvent le nez qui coule...

Quel que soit l'âge, pour entrer dans ces pages, il faut avoir gardé son coeur d'enfant.

 

L'emplaire : 29,90 euros

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Cathédrale Notre-Dame d'Amiens

Ce détail fait partie de la légende de saint Nicolas et des enfants précipités dans un tonneau de sel qu'il sauva de la mort. Cette scène est représentée sur la cathédrale d'Amiens, dans la partie en cours de restauration. Les sculptures représentant les enfants ont été rongées par le gel. Il faudra les reconstituer.

Cet évêque rongé par l'usure du temps est en partie protégé par la gangue noire de poussières collées sur lui. Mais cette enveloppe s'écaille - prélude à une dégradation qui ne manquera pas de s'accélerer dans les années à venir.

La mitre de saint Nicolas commence à être attaquée. C'est le début d'une rapide dégration qu'il faut rapidement stopper.

Les encadrement des verrières - supports des vitraux - sont aussi très malades et doivent être remplacés ou consolidés. Les tailleurs de pierre font un travail remarquable, digne des compagnons du Moyen-âge bâtisseurs de la cathédrale.

AMIENS d'hier et aujourd'hui

La façade

de l'ancien théâtre

rue des Trois-Cailloux

Le théâtre municipal d'Amiens était en sorte une "maison de la culture avant l'heure", avant qu'il ne soit détruit par les bombardements et le grand incendie de la ville, en mai et juin 194 provoqué par les envahisseurs nazis.

Seule la façade est restée debout. La scène de spectacle a fait place aux guichets du Crédit Lyonnais.

On peut retenir de ce témoin du passé amiénois qu'un illustre personnage, de notoriété mondiale, franchissait souvent la porte pour aller au concert ou voir un opéra ou une comédie : Jules Verne, conseiller municipal chargé des fêtes et réjouissances amiénoises.

Autour du parvis

de Notre-Dame d'Amiens

Pour qui s'indignerait encore qu'on ait pu reconstruire aux abords de Notre-Dame d'Amiens, la photo de gauche montre qu'avant la destruction du centre ville en 1940, la cathédrale était entièrement cernée d' habitations.

Les bâtisseurs du 21è siècle n'ont fait que redonner de la vie là où les envhisseurs nazis avaient imposé le néant et la déchéance de la cité.

Place Parmentier

Créée à la fin du 19è siècle, la place Parmentier fut naguère celle d'un grand marché aux légumes des hortillonnages ouvert aux grossistes et aux particuliers. Ce "marché sur l'eau" subsiste le samedi matin. Le reste du temps, la place est un parking à voitures.

Rue de l'Andouille et place Aristide-Briand

 

 

Ne cherchons plus la rue de l'Andouille, quartier Saint-Leu à Amiens. Ses deux rangées de maisons ont été abattues pour créer

la place Artistide-Briand. Opération qui permit d'écarter un peu plus du secteur les familles ouvrières. Parions qu'un jour où l'autre, il y aura une opération immobilière sur ces lieux. Juteuse, bien sûr...

Canal des Majots

et rue d'Engoulvent

 

Au temps jadis, il y avait deux canaux, les Majots et l'Engoulvent, séparés par une enfilade de maisons aujourd'hui disparues. A la place des habitations, il n'y a plus qu'un canal unique, et seule la rue d'Engoulvent à conservé son aspect ancien.

La rue (quai) Bélu

 

Autrefois, c'est "la Queue-de-Vache" lieu-dit ainsi donné au bras de la Somme qui part dans Saint-Leu en s'éffilochant depuis la Dodane.

L'ancien bord de Somme qui était occupé par une population ouvrière est devenu un lieu de tourisme.

 

La gare du Nord avant la verrière

 

Les photos de la gare du Nord d'Amiens n'ont pas fini l'illustrer cette page, tant elle a changé d'aspect au fil des époques, des guerres et des projets d'architecture. Les anciens trouveront certainement que l'ancienne gare était « bien mieux ».

Les générations actuelles, qui n'ont rien connu des installations d'autrefois auront sans doute une autre appréciation car leur référence sera une place de la gare à l'ombre sous sa verrière. A chacun son époque et ses souvenirs.

(A suivre...)

 

Le couvent des "Soeurs-Grises" fut construit au 18è siècle. Il abritait des religieuses très appréciées par la population. Leur vocation était d'accueillir les pauvres, les soigner, les nourrir, leur apporter du réconfort. Elles avaient fait voeu de pauvreté pour vivre la condition de ceux vers lesquels elles allaient. Pour retrouver l'histoire de cette congrégation si attachante, il faut cliquer sur la gravure ci-dessus.

La rage de destruction de l'armée hitlérienne en 1940 n'a laissé debout que les arches du cloître, dont les amoureux du patrimoine voudraient que le monument soit remis en valeur d'une autre manière qu'actuellement.

 

 

Le couvent des Soeurs-Grises

 

Les photos d'Annick Pecret permettent de montrer comment l'urbanisme d'Amiens a pu évoluer au fil des époques.

Ici, le Couvent des Soeur-Grises, dont les vestiges mériteraient meilleure destination que l'oubli.

De l'Occupation

à 2013...

 

Le centre ville d'Amiens vu du haut de la cathédrale Notre-Dame. A gauche : pendant l'Occupation et jusqu'à la reconstruction dans l'Après-guerre. A droite en 2013.