MOULIN PASSE-ARRIERE

Chés Nazus

Bonjour,

Tout ce merveilleux patrimoine doit être conservé !!! j'ai connu toutes ces constructions toute petite et suis fière de l'avoir fait découvrir à mes enfants ! l'histoire est là ! préservons toutes ces bâtisses ! merci !

 

On appelle ainsi les enfants d'Amiens et des alentours qui ont souvent le nez qui coule...

Quel que soit l'âge, pour entrer dans ces pages, il faut avoir gardé son coeur d'enfant.

 

L'Histoire des Amiénois depuis l'invention de la photographie

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Mémoire et Histoire d'Amiens en péril

Moulins Passe-Arrière et "Brûlé"

en grand danger de mort

 

Le patrimoine historique du vieux Saint-Leu, à Amiens, est menacé de disparition. Deux moulins encore debout vont vers la ruine totale. Ils sont pourtant les témoins de la richesse artisanale de la cité. Il faut les sauver !

 

La partie non restaurée du moulin Passe-arrière s'affaisse de plus en plus et menace de tomber dans le canal des Clairons.

ORSQUE la volonté de « faire » est là, de surcroît soutenue par la population, alors l'action se met en marche. Les collectivités publiques et l'Etat, à travers leurs diverses strates et administrations, se mettent en marche. Pour la sauvegarde du patrimoine architectural et archéologique, cela donne de très belles réalisations, comme la restauration des cathédrale gothiques (Notre-Dame d'Amiens en est l'exemple), l'exploration du sous-sol pour retrouver les traces des anciennes civilisations ayant occupé nos territoires, on encore la restauration de bâtiment civils, comme le Moulin Passe-Avant de Saint-Leu, sauvé du péril grâce à une reconstruction à l'identique.

Mais il reste qu'une partie du patrimoine reste en danger. C'est le cas de la partie non visible depuis la rue Saint-Leu d'Amiens du Moulin Passe-arrière, voisin du Moulin Passe-Avant. Il suffit pour s'en rendre compte de se rendre au début de la rue des Clairons pour constater l'état de délabrement et de péril de cet autre témoin de l'histoire ancienne d'Amiens.

Cette partie du moulin Passe-arrière s'affaisse de plus en plus et finira bien par tomber dans le canal si elle devait rester en l'état au cours des prochaines années.

Cette situation, qui fait scandale aux yeux des défenseurs des amoureux du Bel Amiens, est inacceptable. Nul – d'Amiens, de Picardie, ou touriste étranger – ne comprend comment,qu'à quelques centaine de mètres de ce joyau mondial qu'est la cathédrale d'Amiens on puisse délaisser une telle pièce remarquable qui fait partie de « l'esprit de Saint-Leu ».

Il faut savoir que Saint-Leu fut véritablement, et pendant des siècles, le poumon économique de la cité. C'est le quartier des petits artisans fileurs de laine, tisserands, teinturiers, avant qu'Amiens ne devienne la ville industrielle du textile qu'elle fut jusqu'au 20è siècle, avec principalement ses industries du velours.

Le moulin Brûlé, ancienne vinaigregie-moutarderie est un modèle de construction industrielle du 19è et début 20è siècle. Il est en péril et mérite d'être sauvegardé.

Voici la photo, prise par de nombreux touristes de passage à Amiens, qui fait honte à la cité. C'est la partie arrière du moulin Passe-arrière, rue des Clairons, à quelques centaines de mètres seulement de ce joyau classé au patrimoine mondial de l'humanité : la cathédrale Notre-Dame d'Amiens.

Restauré, ce vieux moulin a vocation de devenir un lieu d'événements culturels.

Faut-il encore qu'il y ait une volonté politique pour le faire !

SAINT-LEU, les canaux de la Somme se faufilant partout faisaient tourner des moulins pour broyer le grain (blé, moutarde), activer des marteaux de forge, broyer les feuilles de waide et les pigments pour la teinturerie, fouler les toiles de coton, de laine ou de lin pour leur donner de la souplesse et de la douceur.

On en compta jusqu'à vingt-cinq, tous propriété du Chapitre de la Cathédrale d'Amiens, et confisqués par l'Etat sous la Révolution française.

Moulins Passe-avant et Passe-Arrière sont les derniers témoins de ce passé si riche et si populaire, car Saint-Leu c'était la basse-ville, celle d'un petit peuple très vif d'esprit, toujours prêt à chahuter les autorités civiles et religieuses, mais au cœur généreux. Même dans la plus grande pauvreté, personne ne risquait de mourir de faim à Saint-leu car il y avait toujours de bonnes âmes pour mettre discrètement du pain et des légumes sur un rebord de fenêtre.

C'est aussi cela dont témoignent ces deux moulins destinés à devenir des lieux de mémoire et de rencontre au cœur de ce quartier si chaleureux.

Dans le prolongement du moulin Passe-avant, faisant face au moulin Passe-arrière, le long du canal des Clairons, il y a également le moulin Brûlé, qui porte le nom d'un fabriquant de moutarde et de vinaigre. Il s'agit d'une magnifique construction en briques qui fut utilisée également par les Etablissements Benoît, pour la teinturerie et l'apprêtage des tissus. Là encore, il y a péril. Le bâtiment est ouvert à tous les vents et tous les intempéries, comme s'il y avait le désir de le laisser pourrir pour justifier un jour sa démolition.

Un transfert de propriété de cet autre unité industrielle ancienne est probablement coûteuse, complexe à réaliser. Mais ce ne sera par la première fois que de telles opérations se réalisent. Comme à Lille par exemple ou des anciennes usines textiles furent acquises par la communauté d'agglomération pour en faire des témoins du passé de la ville, et lieu de développement culturel.

PIERRE MABIRE

 

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La minoterie des Becquerelles

Albert Sagnez : Il y avait également un moulin avant le pont de la citadelle rue des becquerelles qui était utilisé par des meuniers. Je pense que c' était les Grds Moulins de Picardie. est ce qu' il existe toujours ?. En tous les cas , ces moulins qu'il faut sauver ,sont les témoins de ce quartier qui était un rucher d'ouvriers et d'artisans besogneux.

 

Notre réponse : Le Moulin des Becquerelles a été identifié comme déjà existant en 1238. Sans doute existait-il avant, mais sa date de création reste inconnue. Le moulin à farine dont vous parlez, construit entre 1850 et 1877, appartenait en 1847 à Nicolas Beaugois et, en 1899, toujours à un Beaugois. L'entreprise a été ensuite agrandie : magasin industriel en 1926, modifications du bâtiment d'eau et du logement patronal en 1949. La production de la minoterie, devenue Moulins Devauchelle vers 1960, a cessé en 1980.

En 1860, il était doté d'une roue hydraulique verticale de 4, 50 m de diamètre, remplacée par une turbine vers 1900, complétée vers 1949 par une 2e turbine (en place, ainsi que le matériel d'écrasement).

En 1962, il employait 8 salariés.

Les moulins à St-leu était nombreux. On en comptait jusqu'à 25 sous l'Ancien régime qui alimentaient surtout... la cassette de l'évêque !

 

 

Pour un plan de sauvegarde

Jean-Louis Maréchal : « Je souhaite que vous ayez rapidement un PSMV (plan de sauvegarde et de mise en valeur) ! Nous avons cela à Cluny depuis 5 ans, ça ne règle pas tout, mais ça y contribue ! Courage et ténacité ! »

 

Souvenirs de la Libération d'un ancien Nazus d' St-Leu !

Albert Sagnez : « J' ai 81 ans et ancien Nazu d' St Leu.Je me souviens bien de ce moulin BRULE ,qui d'ailleurs alimenait en effet une moutarderie qui, ironie du sort aprés la Libération avait subi un incendie et les militaires anglais de la Libération présents à Amiens avaient participé à l' extinction avec leur matériel militaire ».

 

Un ancien habitant

du Moulin Brûlé se rappelle

Richard Cailleret : « Un simple merci pour la richesse des explications. Je me sens tellement proche, pour avoir habité le premier étage du moulin passe-arrière de 1949 à 1955 !!! Quartier qui m'est cher... ».

 

"J'étais toute petite"

NATHALIE - Amiens : "Bonjour, tout ce merveilleux patrimoine doit être conservé !!! J'ai connu toutes ces constructions toute petite et suis fière de l'avoir fait découvrir à mes enfants ! l'histoire est là ! Préservons toutes ces bâtisses ! merci !