SAINT LEU

Chés Nazus

On appelle ainsi les enfants d'Amiens et des alentours qui ont souvent le nez qui coule...

Quel que soit l'âge, pour entrer dans ces pages, il faut avoir gardé son coeur d'enfant.

 

Saint-Leu

La ville basse historique et populaire

Avant de s'appeler Samarobriva, la cité eut une très longue histoire humaine à partir de l'ère post-glaciaire. Des gisements d'outils et d'objets fabriqués de la main d'hommes furent retrouvés non loin de la Somme, dans l'actuel quartier Saint-Acheul.

Les outils de silex et d'os d'animaux étaient taillés pour la chasse, la guerre, les travaux domestiques et la culture de la terre.

La présence du fleuve était une richesse inestimable. Ses alluvions profondes donnaient aux premiers paysans la terre la plus fertile de toute la contrée.

On ne sait véritablement quand s'élevèrent les premières habitations sur ce qui devint "Saint-Leu". C'est là que s'installèrent les premiers maraîchers, rejoints bien plus tard par des fileurs de laine et des tisserands qui implantèrent leurs ateliers dans de fragiles maisons à pan de bois.

Cet artisanat amiénois de haute qualité, très prisé jusqu'au 18ème siècle, ne résista pas à l'apparition des métiers de Jacquard et à l'industrialisation des fabrications textiles du siècle suivant.

A la fin du 20ème siècle et début du 21ème, Saint-Leu connut une profonde mutation sociologique, urbanistique et architecturale.

Mais il reste dans le coeur des Amiénois « le » quartier historique de la cité.

Contre l'appétit des promoteurs immobiliers, on se bat encore pour sauvegarder son esprit et son caractère intimiste et frondeur. Pour que la marque populaire de Saint-Leu demeure.

Notre-Dame d'Amiens et la basse-ville vues depuis les rives de Saint-Le et de l'atelier d'un constructeur de barques de maraîchers (les fameuses barques à cornets) dont le modèle s'est perpétué pendant des siècles.

A droite : le pont du Cange.

Saint Leu à toutes les époques depuis la photographie

Voici une visite du vieux quartier historique amiénois depuis l'invention de Daguerre

et des frères Lumière. Cliquer sur les photos pour les agrandir.

Rue des Majots

Rue des Majots

Au premier plan, rue d'Engoulvent. Seconde rangée de maisons (légèrement cachée) : les Marissons. Troisième rangée : rue Motte. A droite : rue de la Dodane. Vers 1975.

Saint-Leu et Notre-Dame d'Amiens en fond d'image.

L'Eglise Saint-Leu.

Rue et église Saint-Leu vers 1980.

La rue de l'Andouille (1894) fut arasée pour créer la place Aristide-Briand (ci-dessus) où s'élève la statue du mythique Lafleur, ce personnage qui symbolise l'esprit frondeur des habitants de Saint-Leu.

Rue des Poirées (1894)

 

A droite, rue Dame-Jeanne (2011).

La Queue-de-Vache (1890)

 

A droite : rue (quai) Bélu (2009).

Le tramway d'Amiens, rue Flatters, filant vers Saint-Leu.

La Maison de la Chasse

Rue Saint-Leu (1890)

La rue Saint Leu en 1893.

Rue Canteraine (1894)

Rue Canteraine (1895)

En pignon au second plan : le moulin Passe-avant lorsqu'il était encore en activité ! (1892)

Rue Saint-Leu (1894)

Rue des Archers. En observant bien la maison d'angle, on voit ce que signifie le terme "bruxellisation" en urbanisme. Murer une demeure pour décourager des occupants d'y venir, laisser les fenêtre ouvertes à tous les vents, pluies et gels pour que l'habitation pourrisse vite, en vue d'une opération immobilière future avec démolition et construction en neuf. Une façon de contourner des règlements de protection du site.

Autre exemple de "Bruxellisation" au coeur de Saint-Leu.

Ce patrimoine industriel immobilier est lui aussi laissé à la proie des intempéries. Lorsqu'il menacera de s'écrouler et sera dangereux, il suffira d'ordonner son élimination pour vétusté et protection des riverains ou passants.

Puis réaliser une opération foncière sans se soucier alors des mesure de classement du quartier historique.

En très grand danger également, cet ancien moulin qui fait suite au moulin passe-arrière, menacé de ruine. A quand de véritables travaux de sauvergarde ? Il y a extrême urgence pour protéger les ultimes témoignages du passé industriel et artisanal du Saint-Leu historique.

Le Moulin Passe-avant, vers 1900.

Il était encore en exploitation.