APRES LA SECONDE GUERRE MONDIALE

Chés Nazus

On appelle ainsi les enfants d'Amiens et des alentours qui ont souvent le nez qui coule...

Quel que soit l'âge, pour entrer dans ces pages, il faut avoir gardé son coeur d'enfant.

 

Disponibles à la Librairie MARTELLE, à Amiens.

L'APRES SECONDE GUERRE MONDIALE

Allée commerciale et réouverture des boutiques : quand les affaires reprirent enfin !

Rationnés pendant toute la durée de la Seconde Guerre Mondiale et dans les années qui suivirent la Libération, les Amiénois retrouvèrent le chemin des boutiques, de l'abondance et des nouveautés lorsque tombèrent sur la France les dollars du « plan Marshall » qui lancèrent la reconstruction du pays et amorcèrent l'avènement d'une société de consommation. Voici, en quelques photos, l'accueil de la population au retour d'un commerce vivant et sans restrictions.

Poussés par l'euphorie du retour des stocks dans les magasins, après des années de frustrations, de privations et de restrictions, les Amiénois n'hésitaient pas à braver les rafales de neige et les longues files d'attente pour faire leurs achats.

Ici, boulevard de Belfort, devant les boutiques provisoires de "l'allée commerciale", le moindre arrivage de nouveautés déclenchait une véritable cohue mue par une frénésie d'acheter.

A la fin des années 1940 et début des années1950, les étals étaient de nouveau garnis. Les cartes de rationnement, pour l'alimentation comme pour l'équipement ou l'habillement, n'avaient plus d'utilité.

Produits d'hygiène, de soin, vaisseille, draps, vêtements, les clients trouvaient enfin de tout dans l'allée commerciale des boulevards intérieurs. Un air de fête flottait dans la ville.

"Bluebell" était cette enseigne appartenant à M. Akoun.

C'était le magasin des femmes élégantes, de la jolie mode et de la lingerie fine.

L'arrivée de nouvelles collections provoquait de grande bousculades à la porte de la boutique.

Après la réconstruction du centre-ville, l'enseigne s'installa dans le tronçon de la rue de la République, entre la place Gambetta et la rue Duméril.

On se bousculait aussi devant "La Confiance", bijouterie-orfèvrerie. Pour les uns c'était des montres ou des réveille-matin à acheter ou réparer, pour d'autres un bijou à offrir ou de la vaisselle et des couverts en argent à acheter. Mariages, communions, anniversaires : les occasions ne manquaient pas pour casser sa tirelire.

Certains commerçants purent se réinstaller avant les autres dans l'artère principale d'Amiens formée par les rues des Troix-Cailloux et de Noyon.

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